Après plusieurs mois marqués par la Niña, le phénomène climatique El Niño devrait faire son retour. Bien qu’il ne soit pas pas encore officiellement installé, son retour devient de plus en plus probable, notamment au cours de la deuxième moitié de 2026. Par ailleurs, un El Niño de forte intensité n’est pas totalement exclu.

Article mis en ligne le 28/03/2026

Anomalies des températures marines d’ici la fin de l’année 2026, avec un phénomène El Niño remarquable par un fort réchauffement du Pacifique équatorial central et oriental. Image via Tropical Tidbits

Un retour d’El Niño de plus en plus probable

Les dernières données officielles montrent que La Niña est en train de disparaitre. Dans le même temps, El Niño devient le scénario le plus probable pour l’année 2026. Les probabilités officielles relayées par la NOAA dépassent même les 80 % dès août 2026, ce qui confirme que le retour du phénomène est fort probable. La NOAA précise que l’intensité future reste encore incertaine. Un épisode fort est possible, mais pas certain à ce stade. L’Organisation météorologique mondiale et le Bureau australien décrivent eux aussi une période de transition, avant une montée progressive du risque El Niño dans les prochains mois.

Un phénomène qui peut bouleverser le climat mondial

El Niño est un grand phénomène climatique du Pacifique, mais ses effets se font sentir partout dans le monde. En effet, les zones de pluie et de sécheresse concernent plusieurs régions du monde. El Niño signifie des périodes plus sèches en Nouvelle-Calédonie Australie, en Indonésie ou en Afrique australe, tandis que d’autres régions peuvent recevoir des pluies plus abondantes que d’habitude. Ce phénomène a aussi tendance à accentuer la chaleur à l’échelle mondiale. C’est pour cela qu’il inquiète autant : il peut aggraver les sécheresses, augmenter les risques d’incendies et compliquer la vie de nombreux secteurs comme l’agriculture, la gestion de l’eau ou la santé publique. Par ailleurs, El Niño déplace l’activité cyclonique dans le Pacifique : il y a souvent moins de cyclones dans l’ouest du bassin et davantage plus à l’est. Généralement, les saisons y sont plus marquées.

Les conséquences en Nouvelle-Calédonie

Pour la Nouvelle-Calédonie, les années El Niño sont généralement associées à un risque accru de sécheresse. Les effets sont souvent marqués sur la côte Ouest où les baisses de pluie peuvent rapidement devenir préoccupantes. Le territoire en a déjà fait l’expérience. En 2024, la Nouvelle-Calédonie a connu une sécheresse généralisée entre mai et septembre, avec un déficit de pluie de 41 % à l’échelle du pays. Cette situation a alimenté une forte saison des feux et provoqué des difficultés d’accès à l’eau dans plusieurs communes.

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